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Nous pensons que lutter pour une féria uniquement animée par les bandas et sans musique amplifiée peut amener toute l'année à Nîmes une véritable sensibilisation au bruit. Cette grande cause est ainsi intimement liée au combat de tous les jours contre le bruit. Si la ville redevenait plus calme, le repeuplement du centre-ville, que tous les commerçants souhaitent ardemment et n'imaginent pour l'instant pas en dehors du bruit, se ferait tranquillement et dans la douceur... et les commerces refleuriraient spontanément en centre-ville !

Signez la pétition Nationale pour la généralisation des sonomètres agréés au domicile

Remplissez le questionnaire sur la vie nocturne à Nîmes.
 
en cas de bruit :
- Appeler le 04 66 02 56 00 (Police municipale) normalement chargée du bruit à Nîmes. Attention, celle-ci se déplace rarement et il y a peu d'effet. Le Maire semble avoir donné des instructions pour ne pas intervenir.

 

Le lendemain,
- Signaler par courrier le bruit (décrivez le bruit, précisez sa cause, sa durée, les lieux et heures où il s'est produit auprès du service d'hygiène en l'accompagnant de la fiche sur la page bruit de la mairie et surtout remplissez de la même façon le document CERFA modèle de témoignage, joignez le à tous vos courriers aux autorités, et faites-nous parvenir une copie de ce document à l'adresse :
Nîmes sans Bruit
18 Boulevard de l'Amiral Courbet
30000 NIMES
Ce dernier document vaut preuve juridique (mettez-bien la copie de votre carte d'identité). Il est fondamental pour notre action. En particulier il peut permettre d'attaquer le Maire au tribunal administratif si rien n'est fait sur une longue période.
 

Si le bruit est récurent ou que la Police Municipale ne répond pas, déposez une main courante à la Police Nationale. Ils peuvent protester un peu, mais sont obligés de la prendre. Insistez donc.

Signalez en même temps votre problème de bruit  par mail à M.Carl ACCETTONE (Directeur de Cabinet du Préfet du Gard). Il faut savoir que si le maire ne joue pas son rôle en matière de bruit, le préfet doit s'y substituer.

 

Si vous êtes confronté à un établissement qui diffuse en permanence de la musique amplifiée perceptible de l'extérieur, demandez au service de l'hygiène de la mairie de Nîmes si l'établissement est bien en règle et est bien isolé pour le bruit.

 

 
 
 

Une féria sans amplificateurs

 

Pour une féria qui retrouve sa tradition : les bandas

 

Résumé :  La féria, cette grande fête traditionnelle de Nîmes s'est dénaturée. Autrefois fête millénaire du taureau à l'espagnol, joyeuse et familiale, elle a adopté le standard international bête de la boîte de nuit : torrent de musique amplifiée qui empêche tout échange de la parole et force à la consommation payante et passive d'alcool. Les commerçants de night-club doivent rendent la féria aux Nîmois. Interdisons toutes musiques amplifiées et célébrons la féria au pur son des bandas locales ! Vive la tradition !

Une féria sans amplificateur c'est possible

L'état actuel est un état récent

Il y a une quinzaine d'années encore, la féria avait une toute autre allure. Plus courte dans le temps, elle était une fête authentiquement familiale, en dépit déjà de son succès national. Animé par les bandas que tout le monde suivait avec le sourire, elle incarnait un moment joyeux et festif. Longtemps après qu'elle se soit éteinte, elle alimentait encore les conversations de ceux qui l'avaient "faite".

La féria traditionnelle est au son des bandas

Les bandas sortaient de partout en fin de matinée, accompagnant le lent remplissage des arènes. Tandis qu'on entendait les clameurs sortir de l'amphithéâtre, ici ou là, se promenant en ville, elles désignaient le lieu d'une fête dont le cœur se déplaçait avec leur avance. On les suivaient sur le boulevard. On s'attardait. Les musiciens buvaient et s'épongeaient, s'apostrophaient, faisaient la répartie au public. Tout cela était chaleureux et drôle, canaille et décontracté, bon enfant et plein d'amour. A la sortie de l'amphithéâtre c'était l'apothéose. De partout sonnaient les cuivres. La ville était ivre de musique et le reflet du soleil sur les instruments parcourait les façades.

Maintenant c'est autre chose. On a des technocrates du tourne-disque. Des petits mecs tout gris abrités derrière des barbelés de câbles et des enceintes forteresses. Ils ne se déplacent plus, ne se fondent plus dans le public. Ils élèvent des estrades et réclament la soumission, toisent les passants et font des essais de son d'un air préoccupé. Puis quand c'est l'heure lance le bruit à fond. Des petits mecs qui se la jouent tristement.

Une destruction de la ville financée par ses habitants

Une initiation aux comportements stupides payée par nos impôts

La féria est aujourd'hui synonyme de destruction. Les nîmois participent volontiers à la pégoulade ou aux tauromachies mais désertent massivement le reste de la féria. Ils fuient les excès de bruit, les comportements prédateurs et irresponsables des hôtes d'un soir, qui pensent avoir le temps de la fête le droit de faire n'importe quoi. Avant de fuir, on voit un certain nombre de commerçants barricader les vitrines... comme si la guerre arrivait.

Le coût de la féria est énorme, tant en ce qui concerne sa préparation qu'en ce qui concerne la réparation des nombreuses dégradations qui l'accompagne. Si la préparation est massivement financée par nos impôts locaux, la réparation des destructions n'incombe pas seulement à la mairie. Chacun répare comme il peut de son côté avec son propre argent, change ses rétroviseurs arrachés, remplace les essuie-glaces disparus, les gouttières enfoncées. Chacun nettoie en râlant les pipis d'alcooliques répandus dans les rez-de-chaussée. Qui y gagne exactement ?

Les seuls qui y gagnent sont les commerçants d'alcool

Alors qu'au niveau national un gouvernement responsable multiplie avec raison les campagnes contre l'alcool, en local, le niveau intellectuel baissant, la consommation excessive d'alcool tente encore de se faire passer pour un savoir-vivre, avec les arguments éculés d'un "libérez-vous" qui cache aux jeunes la prison d'un engrenage fatal. D'autres commerces, plus nombreux et moins dommageables à tous, pourraient mieux profiter d'une féria plus familiale et plus civique. Le budget des familles est bien supérieur à celui des jeunes et la concurrence à la clientèle par le bruit est une mauvaise méthode : dans une féria apaisée et calme il y aurait infiniment plus de monde de tous les âges et la fête pourrait attirer bien plus d'adultes à meilleur revenu. Encore faut-il de l'imagination, laisser venir l'idée que les choses pourraient être autrement et que la féria peut ressembler à autre chose qu'à une boîte de nuit à ciel ouvert, le modèle conformiste des électro-ringards actuels.

La féria en évolution : droit dans le mur

Bandas contre sonorisations : les sonorisations gagnent

Comment se passaient les férias au temps où il n'y avait pas toute l'électronique japonaise ? Au souffle des musiciens tout simplement. Qui ne voient que toutes ces merveilleuses formations ont quasi disparu aujourd'hui de la rue, que ce phénomène est tout récent ?  Qui ne regrette que ces musiciens pleins de cœur que tout le monde adore suivre et qui sont l'emblème de la féria ne peuvent pas lutter avec une seule sonorisation manipulée par un type sans talent qui s'est acheté un amplificateur ? Les sonorisations ont proliféré, et les bandas sont obligé de disparaître. Qui ne voit que laisser faire une telle stupidité est vider la féria d'une de ses composantes essentielles et, finalement, d'une bonne partie de son sens ?

La guerre des sonorisation fait rage, le bruit et la misère gagnent

Sonorisation contre sonorisation, c'est à qui mettra la musique le plus fort, dans l'ivresse d'une puissance illusoire. Il faut faire subir à un public d'esclaves l'implacable puissance des petits égos de disc-jockeys de circonstance démultipliée par des enceintes d'un mètre cinquante. La rue pendant la féria est devenu un champ de bataille pour les décibels. Les populations d'adultes fuient ce champ de bataille. Sur le terrain ne restent que les jeunes les plus admiratifs de cette démonstration : une rue de préadolescents qui attendent vaguement de la puissance du son un pouvoir que le talent ne peut encore donner à chacun, la promesse que par cette force adoptante les filles plieront. D'année en année en tous cas la recette des bodegas se fait pour les commerçants mathématiquement plus faible. Il y a erreur sur le porte-monnaie. Les moyens utilisés ne sont pas les bons : ils vident la rue de la clientèle solvable, ruinent et la tradition et l'humanité d'une si belle fête. Mais comment revenir en arrière ? Comment revenir à une fête plus intelligente et socialement plus mêlée ?

Un nouveau souffle pour la féria : le retour des Bandas

La solution est évidente et simple : il faut simplement revenir à la féria animée par le souffle de l'homme et du taureau. Il faut bannir toute musique amplifiée et laisser l'ensemble du champ libre aux bandas. Il faut laisser revenir le talent qui a reculé devant une électronique de plus en plus bon marché.

Les férias étaient plus belles autrefois. Elles peuvent revenir. Avec l'animation exclusivement confiées aux bandas cessera la guerre stupide du bruit. Les familles reviendront. Et avec elles un niveau de dépense qui rendra le sourire à tous les commerçants

Tout cela ne demande qu'un peu de mobilisation de tous, un peu de courage et d'imagination du côté de la mairie. Et un peu de volonté pour imposer l'interdiction définitive de toute musique électronique amplifiée pendant la féria. Il y aura des plaintes, mais minoritaires. Qu'on essaie puis qu'on fasse voter les nîmois : "Avez-vous aimé votre féria cette année ? Voulez-vous continuez comme cela l'année prochaine ?"

Par ailleurs en coupant le bruit à la racine, en retrouvant la musique derrière le bruit, on verra la violence retomber, on verra les comportements s'améliorer. Avec le retour des familles la féria redeviendra plus humaine et cessera de se dégrader. La féria est un modèle de comportement pour beaucoup de jeunes. Ce n'est pas à la ville d'organiser l'incivilité.

Si la mairie sait communiquer sur ce retour à une féria d'avenir, plus écologique et citoyenne, on parlera partout du grand tournant pris par la féria de Nîmes, et on viendra de bien plus loin et plus nombreux encore participer à une fête enfin redevenue humaine.

 

 

 
 
 
 
   

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