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Si vous avez subit un bruit si violent que vous avez définitivement des acouphènes, ne restez pas seul.
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EDITORIAL : CESSONS DE TUER LA VILLE AVEC LES "ANIMATIONS" !

Il faut casser les idées fausses sur le bruit. Le bruit n'est pas synonyme de la vitalité d'une ville, et il n'est pas impossible d'avoir des villes calmes. Le bruit est bien plutôt une maladie, un cancer qui asphyxie une agglomération. Il donne l'impression instantanée de vie. Mais c'est en réalité un poison qui tue l'endroit où on le laisse s'installer à petit-feu : les habitants qui y sont soumis décrochent les uns après les autres, réduisant toujours plus la vie réelle du lieu et la clientèle naturelle des commerces qui y sont installés.

Fuite des habitants, mort des commerces traditionnels au profit de la minorité d'une petite dizaine de bars autoproclamés boîtes de nuit... Il faut maintenant arrêter le bruit pour repeupler la ville et sauver ses commerces... et en cesser enfin avec une pratique des animations basée sur la musique amplifiée et les podiums à ciel ouvert, qui chasse les habitants du cœur de Nîmes.

 

Vous êtes d'accord avec notre action et le contenu de ce site ?
Parlez-en autour de vous. Ecrivez-nous en décrivant le bruit qui vous gêne.
Imprimez et mettez dans les boîtes aux lettres de vos voisins les fiches de coordonnées du site.  Téléchargez, imprimez et faites remplir la pétition pour le retour au calme à Nîmes. Plus nous serons nombreux, plus notre action sera coordonnée et plus nous ferons reculer le bruit sur Nîmes !

 

Signez la pétition Nationale pour la généralisation des sonomètres agréés au domicile

Remplissez le questionnaire sur la vie nocturne à Nîmes.
 
en cas de bruit :
- Appeler le 04 66 02 56 00 (Police municipale) normalement chargée du bruit à Nîmes. Attention, celle-ci se déplace rarement et il y a peu d'effet. Le Maire semble avoir donné des instructions pour ne pas intervenir.

 

Le lendemain,
- Signaler par courrier le bruit (décrivez le bruit, précisez sa cause, sa durée, les lieux et heures où il s'est produit auprès du service d'hygiène en l'accompagnant de la fiche sur la page bruit de la mairie et surtout remplissez de la même façon le document CERFA modèle de témoignage, joignez le à tous vos courriers aux autorités, et faites-nous parvenir une copie de ce document à l'adresse :
Nîmes sans Bruit
18 Boulevard de l'Amiral Courbet
30000 NIMES
Ce dernier document vaut preuve juridique (mettez-bien la copie de votre carte d'identité). Il est fondamental pour notre action. En particulier il peut permettre d'attaquer le Maire au tribunal administratif si rien n'est fait sur une longue période.
 

Si le bruit est récurent ou que la Police Municipale ne répond pas, déposez une main courante à la Police Nationale. Ils peuvent protester un peu, mais sont obligés de la prendre. Insistez donc.

Signalez en même temps votre problème de bruit  par mail à M.Carl ACCETTONE (Directeur de Cabinet du Préfet du Gard). Il faut savoir que si le maire ne joue pas son rôle en matière de bruit, le préfet doit s'y substituer.

 

Si vous êtes confronté à un établissement qui diffuse en permanence de la musique amplifiée perceptible de l'extérieur, demandez au service de l'hygiène de la mairie de Nîmes si l'établissement est bien en règle et est bien isolé pour le bruit.

 

 

 

 
 

Accueil

 

Pourquoi ce site ?

 

Résumé : 
Lutter contre le bruit c'est redonner envie aux Nîmois de revenir habiter en ville et tourner ainsi Nîmes vers un avenir écologique et durable.
Pour un développement commerçant du cœur de ville, il faut des habitants nombreux. Le principal ennemi du commerce traditionnel de centre-ville est actuellement le développement des bruits des bars nocturnes qui chasse les habitants du centre-ville et prive les commerces de la clientèle résidentielle.

Le non-sens d'un centre-ville perfusé par une mentalité de féria

Un centre-ville moins attractif

Ces dernières années, le développement de l'agglomération nîmoise a été considérable. La ville suit en cela l'ensemble de la plaine du littoral languedocien. Comme en de nombreux endroits, le développement, parce qu'il était massif et qu'il n'y avait jamais eu de précédent, a été accompagné plutôt qu'organisé. De partout ont surgi habitations et nouveaux centres commerciaux. Au fur et à mesure de la constitution des banlieues nouvelles, la circulation automobile est devenue de plus en plus difficile. Confronté à la fois à la concurrence massive des nouveaux centres commerciaux et à la difficulté de circulation, le centre-ville de Nîmes a perdu de son attractivité.

Une réponse inadaptée : le modèle de la féria

A la perte d'attractivité quotidienne du centre-ville s'oppose l'hyper-attractivité du centre au moment de la féria. Moment de bons coups financiers faciles, la féria est devenue le modèle commercial du centre-ville ; en imitant les recettes du succès de la fête, il est apparu qu'on pourrait sortir le centre ville de sa léthargie. La ville s'est ainsi couverte de bars et restaurants renommés bodegas qui tentent d'offrir toute l'année les promesses normalement réservées à la fête : ambiance de libération des sens, tapage nocturne, vociférations jusqu'à des heures avancées de la nuit, musique électronique largement au-delà des horaires légaux, irrespect des législations en vigueur sur le bruit. Les bars n'assurant pas le nettoyage des espaces publics qu'ils souillent, les habitants financent par l'impôt le passage ultra-matinal d'une horde d'engins de nettoyage. Il est devenu extrêmement difficile de dormir en ville. Or c'est la fuite des habitants qui empêche l'établissement permanent diurne des commerces. Le modèle d'un développement du centre-ville par une ambiance nocturne permanente de féria est inadapté. Il contribue au contraire d'achever de vider le vieux centre et de déprécier le patrimoine immobilier de ses habitants.

Combattre le bruit c'est œuvrer pour le développement durable

Faire revenir les habitants au centre-ville

Toutes les analyses le disent aujourd'hui : vivre en ville, cesser de se déplacer sans arrêt, est la meilleure façon de travailler à l'écologie. Nîmes possède un patrimoine architectural de premier rang que les municipalités successives ont fort heureusement travaillé à sauvegarder. La ville est belle. On pourrait rêver qu'elle soit pleine d'habitants heureux. Pleine d'habitants utilisant peu ou pas la voiture, elle serait pleine de commerces de toute sorte et de commerçants heureux. Mais voilà : tant que le niveau de bruit restera ce qu'il est en ville, en particulier la nuit, toutes les initiatives pour tenter de repeupler le centre-ville resteront vaines. Multiplier le stationnement ne suffit pas à attirer une clientèle de passage : les parkings ne sont-ils pas plus agréables encore et moins cher dans les grandes zones commerciales ? Ce qu'il faut attirer c'est de nouveaux habitants. Et pour que les habitants puissent résider en ville il y faut plus de silence, une meilleure maîtrise des nuisances.

Un site internet pour combattre le bruit à Nîmes

Ce site internet veut tenter de fédérer tous ceux qui veulent combattre le bruit à Nîmes. Il veut faire reculer le parti des électro-ringards et invite à penser notre développement à long terme. Il rappelle les règlementations contre le bruit, fournit les documentations nécessaires à toute action contre le bruit et travaille à sortir chacun de nous de son isolement face au bruit subi. Il y a des actions possibles. Il faut les mettre en place.

Comme nous avons conscience que le modèle de la féria inspirera encore quelque temps les uns et les autres, nous avons également décidé de mettre en place une action pour une grande cause. Cette grande cause est de nous battre pour une féria authentiquement populaire et familiale, dans sa grande tradition de toujours, contre la féria des électro-ringards qu'elle est devenue aujourd'hui. Nous nous engageons pour une féria uniquement portée par le souffle des musiciens, une féria zéro musique électronique. Une féria sans électro-ringards, dont le seul talent est de posséder un tourne-disque et de le raccorder à un amplificateur.

Ces deux combats sont liés. Reprendre la fête à quelques électro-ringards et la rendre à tous. Rendre les nuits de la ville à ses habitants. Rendre la ville de nouveau habitable et ses commerçants prospères.

 

Exagérons-nous sur les nuisances de la féria ?

Un de nos adhérents nous a récemment communiqué un rapport d'évaluation acoustique datant du 26 juin 2001, réalisé par un expert à la demande d'habitants d'un immeuble de la rue Emile Jamais à Nîmes. La situation n'a fait qu'empirer depuis, comme le savent les habitants... Nous citons la page 7 de ce rapport qui en est la conclusion (les mises en gras sont de notre fait) :

(...) Dans l'état actuel des choses, et suivant les mesures que nous avons effectuées sur quatre nuits, l'appartement privé subit des nuisances sonores d'un niveau excessivement rare et démesuré par rapport aux références des décrets de 95 et de 98.

En effet, à l'extérieur comme à l'intérieur de la chambre, nous avons des émergences en excès supérieures à 40dB, soit un niveau inadmissible. Aucune norme n'est donc respectée, sur un plan règlementaire comme sur un plan civil (dont la tolérance va jusqu'à 10 dB).

Il faut bien comprendre qu'une fête locale qui dure une nuit ou deux peut être supportée par les avoisinants mais subir un tel niveau sur six nuits consécutives est insupportable sur le plan humain. Il est très clair que personne ne peut dormir dans une chambre touchée par de telles émergences. Si, une personne, par obligation ou manque de moyens, devait se contenter de cette chambre, elle ne pourrait trouver le sommeil qu'à partir de 4h du matin, soit avec un décalage très important sur ses habitudes.

Ceci étant, tous les avoisinants de cette Bodéga doivent être concernés de la même façon. De nombreuses personnes sont donc obligées de quitter leur appartement pendant ces six nuits.

Cette situation semble ubuesque dans le sens où elle bafoue totalement la loi de 1992 sur le bruit ainsi que les différents décrets d'application. Si quelques dates (fête de la musique, 14 juillet, 31décembre) ne sont pas concernées par ces décrets, il a été prévu des tolérances pour les fêtes votives mais ces dernières ne doivent pas excéder trois jours. Il semble que la ville de Nîmes, en augmentant le nombre de ferias annuelles et en prolongeant chacune sur six jours et six nuits, a dépassé très largement le seuil des tolérances.

Sur un plan médical, et selon le Code de la Santé, nous avons un niveau à ne pas dépasser, qui est de 105 dBA à 1m du haut-parleur. Avec un niveau de 90 dBA devant la fenêtre du deuxième étage (point B), il est donc certain que ce niveau de 105dBA a été largement dépassé au sein de la bodéga.

Il est fort possible que les représentants et organisateurs de cette manifestation aient un jour à rendre des comptes d'une façon ou d'une autre. En effet, le bruit est considéré aujourd'hui comme "coups et blessures" sur un plan pénal.

Si une émergence d'une dizaine de dBA ne déclenche pas une procédure devant le procureur, une nuisance sonore de l'ordre de 20 dB équivaut à une claque, 30 dB à un coup de poing et 40 dBA à un véritable passage à tabac (selon une intervention de Maître Jacob pour une intervention au CIDB). Ainsi, si la loi était appliquée, les organisateurs de la manifestation et les responsables de ces bruits particuliers pourraient être traduits en justice sur un plan pénal, pour coups et blessures, avec un niveau aggravé pouvant les conduire jusqu'à la prison.

Sur un plan civil, nous sommes au-delà de toutes tolérances et dans l'irréalisme le plus total. Il est certain que les organisateurs peuvent tout se permettre en l'absence de plaintes. Dans le cas contraire, un tribunal civil serait saisi et s'empresserait de trouver à qui incombe la responsabilité. Enfin, comment ne pas imaginer qu'une personne, contrainte de rester à son domicile pendant six nuits consécutives sans pouvoir dormir, et qui serait victime d'un accident de la circulation le sixième jour pour cause de fatigue, ne puisse pas attaquer, par le biais de son assurance, les responsables du bruit particulier.

Sachant que les nuisances sonores mesurées pour l'immeuble rue Jean-Baptiste Godin se retrouvent en de multiples points du centre ville, les responsables des lieux musicaux particuliers de la feria courent un véritable risque, tant sur un plan civil que pénal. Il faut impérativement, que dans un futur proche, cette manifestation aille dans le sens de la loi. Nous espérons qu'après notre rapport d'évaluation, qui soulève une situation gravissime, les responsables de l'organisation de la feria et les responsables de la ville, engagent une réflexion sur les moyens de rendre les niveaux sonores de cette feria plus réaliste et plus respectueux de la personne humaine.

 

Où en est la situation de la Féria en 2015, 14 ans après ?

On trouvera ici rapport acoustique concernant concernant l'émission de bruit en période de Féria de l'Instant T, bar de Nîmes situé dans une petite rue à l'arrière de la médiathèque. Citons la conclusion du rapport :

La campagne de mesures réalisée dans deux appartement du n°2 rue Racine, à Nîmes, a permis de mettre en évidence de façon objective la présence de nuisances sonores importantes durant la féria.
Les nuisances sont perçues à l’intérieur des habitations, fenêtres fermées, pendant 4 jours consécutifs de 21h30 jusqu’à 3h ou 4h du matin. Ces nuisances proviennent principalement de l’organisation de concerts sonorisés dans la rue.
Les mesures réalisées ont permis de mettre en évidence des émergences de l’ordre de 23 à 24 dB en période de nuit (contre 4 dB autorisés). Les émergences spectrales relevées sont également très importantes et dépassent les seuils autorisés entre 63 Hz et 4 kHz. Les émergences globales et spectrales autorisées en période de nuit ne sont donc pas respectées (articles R1334-33 et R1334-34 du code de la santé publique).
Plus encore que les niveaux de bruit mesurés, c’est la répétition de la nuisance et la durée d’exposition au bruit qui est inquiétante. Les riverains du n°2 rue Racine sont exposés à des niveaux de bruit ne permettant pas de dormir, pendant 4 jours consécutifs, à raison de plus de 5 heures par nuit.
Cette exposition au bruit est susceptible de porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme, au sens de l’article R1334-31 du code de la santé publique.

Ce bar est donc clairement hors-la-loi. Il y a risque pour la santé de l'homme. La mairie laisse toujours faire. Et cette situation se reproduit un peu partout en ville. C'est le prix des enquêtes acoustiques qui empêche qu'on puisse accumuler plus de ces rapports.

Où va la municipalité ?

Dans la perspective d'un classement UNESCO, la mairie a produit un réel travail esthétique de requalification du centre-ville qui mérite d'être salué non seulement pour sa qualité mais aussi pour son impact sur la mixité sociale harmonieuse (secteur gare et Jean-Jaurès). Plus de verdure, plus d'eau, plus de jardins, plus d'espace pour les enfants et même le retour de quelques bancs où l'on peut s'asseoir (avec des dossiers). Encore une fois tout cela va dans le bon sens.

Sur le bruit, il n'y a par contre aucune sorte de pensée : il faut faire du bruit au centre-ville pour qu'on en parle le plus possible. Cela doit se faire sans considération d'aucune sorte pour les habitants. L'idée est de transformer le centre-ville en page Facebook... les sonorisations au haut-parleur se succèdent, les concerts dans les arènes (qui sont plein centre-ville) désormais considérées comme salle de spectacle à ciel ouvert se succèdent. Le bulletin municipal de juin 2015 (n°123) annonce dans les arènes "un été irrésistible" (cahier l'Eté de Nîmes page II) avec "20 soirées de rêve" dans les arènes au mois de juillet, lesquels s'ajouteront aux "jeudis" de Nîmes (du 2 juillet au 27 août)  constellés eux-mêmes de podiums de musique amplifiée montés à l'initiative des services municipaux. Heureusement, question sonore, la mairie veille au grain puisqu'on peut lire p27 du même magazine municipal que "des bénévoles (...) distribueront des bouchons [d'oreilles] aux spectateurs, venus assister aux concerts dans les arènes, afin de leur permettre de profiter pleinement de la musique tout en préservant leurs oreilles. Cette opération reconduite pour la 3ème année consécutive a été l'an dernier un véritable succès puisque 51000 paires de bouchons ont été distribués à plus de 74000 spectateurs qui se sont rendus aux arènes. Cette année, ce sont au minimum 60000 paires de bouchons qui seront proposées gratuitement avant et pendant les concerts au sein de l'amphithéâtre. Un flyer est remis avec les bouchons pour rappeler les messages de prévention". Outre qu'on laisse imaginer du coup le bruit en ville pour les habitants non nantis de ces précieux bouchons, on voit qu'il ne viendrait à personne l'idée de contrôler le son à sa source. C'est qu'il est question d'exercer le pouvoir, de montrer la puissance et de faire plier les gueux. Les libidos des artistes et des politiques sont engagées de concert et la soumission du petit peuple aux idoles vivantes doit marquer visiblement les esprits, hélas. Il est ainsi très difficile de lutter contre le bruit parce que c'est un problème qui ne peut se guérir avec du bon sens, engageant chez ceux qui l'organisent des raisons puissantes et inavouables...

Passons sur les causes et venons-en aux conséquences : tout ce bruit dissuade les habitants de rester au centre-ville et ruine les commerces traditionnels. A terme, lorsque Nîmes sera inscrite au Patrimoine Mondial de l'Unesco, son centre-ville ne sera certainement plus qu'une sorte de Mont-Saint-Michel ou de Venise exsangue et macabre. Est-ce que vous aimez en tant que touriste visiter ces sortes de ville ? N'êtes vous-pas plus enchanté par des villes équilibrées où l'activité des habitants et l'admiration des touristes se mêlent harmonieusement ? Retournez-vous deux fois dans une vie dans ces villes vitrines lorsqu'elles vous on fait horreur au premier contact ? Une ville belle et vivante ne vous a-t-elle jamais donné l'envie instantanée de vous y établir et de poser enfin vos valises, et même plus, d'y créer votre activité ?

 

 

 
 
 
 
 
   

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